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Diagnositquer le diabète plus tôt

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Diagnostiquer le diabète plus tôt

Cette maladie insidieuse passe souvent inaperçue. Grâce à de nouveaux critères, on peut désormais la déceler plus rapidement. Et instaurer sans attendre un traitement

Fréquent, le diabète touche 250 000 personnes en Suisse. Or, près de la moitié d’entre elles ignorent tout de leur état! Dans plus de 80% des cas, il s’agit d’un diabète de type 2 dû à la déficience d’une hormone-clé, l’insuline, normalement chargée de la bonne assimilation du sucre par notre organisme.

En principe, la présence d’insuline permet d’éviter que le taux de sucre dans le sang (glycémie) n’augmente de manière inconsidérée. Or, dans le diabète de type 2, sans que l’on sache vraiment pourquoi, cette hormone devient inefficace et n’arrive plus à assumer son rôle régulateur. Résultat: la glycémie a tendance à prendre l’ascenseur, endommageant à la longue les vaisseaux sanguins et ouvrant, à terme, la porte à toute une série de complications sévères: cécité, troubles cardiovasculaires et rénaux, etc.

Le problème, avec le diabète, c’est qu’il avance en silence: les symptômes peuvent mettre plusieurs années à se manifester alors que la maladie est déjà bien installée. Il n’est pas rare que les patients la découvrent fortuitement à l’occasion d’une atteinte de la rétine, une complication classique du diabète.

La mesure du taux de sucre dans le sang reste la seule manière de dépister cette affection sournoise avant qu’elle ne fasse parler d’elle. Sous l’impulsion de l’Organisation mondiale de la santé, les critères de diagnostic ont récemment été revus. Conséquence: on est considéré comme diabétique à un stade plus précoce. «Avec les anciens critères, on manquait un certain nombre de patients, estime le Dr Jean-Claude Vuille, membre de l’Association vaudoise du diabète. Cette révision permet d’avoir une meilleure correspondance entre l’hyperglycémie à jeun et le risque de développement de complications.»

L’intérêt d’un diagnostic précoce, c’est bien sûr de débuter plus tôt un traitement. Lequel repose généralement sur un régime alimentaire équilibré, voire restrictif en cas d’obésité, associé à un programme d’activité physique. L’enjeu est de taille quand on sait qu’une baisse modeste du taux de sucre moyen, de l’ordre de 10%, permet déjà de diminuer de 35% les problèmes vasculaires.

Quand faut-il se faire dépister? A partir de 35-40 ans, il vaut la peine de faire mesurer son taux de sucre si on présente un ou plusieurs des facteurs de risque suivants: excès de poids, manque d’exercice physique et diabète dans la famille.

Hormis l’âge et l’hérédité, ces paramètres sont modifiables. Et en matière de prévention du diabète, même les plus petits efforts sont récompensés. «Un peu d’exercice physique et la perte de quelques kilos améliorent déjà la tolérance au glucose», encourage Jean-Claude Vuille.

Le mieux est encore de ne pas donner l’occasion à l’organisme de se dérégler et d’agir bien avant l’apparition de symptômes. Comment? En bougeant raisonnablement (une heure d’exercice modéré trois fois par semaine) et en adoptant une nourriture pauvre en graisses et en sucres raffinés.

Diagnostiquer le diabète

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